52 – Les franges du paysage

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Que de masses et de lignes nous avons déjà vues dans le paysage! Vous aussi ?

En voici encore, qui nous sont bien familières : la masse de la forêt, et le tracé de son contour. Souvent net, ce contour peut, à la faveur du soleil, si la lisière est diffuse, nous paraître effiloché, comme c’est le cas ici.

Au fait, vous voyez double, n’est-ce pas ? Vous auriez dû souffler dans le ballon ? Passer le volant à Thérèse ? Rassurez-vous : il n’y a là rien que de très normal. Au bord du chemin, le soleil, encore lui, double la ligne d’arbres de la ligne  fidèle de leurs ombres.

45 – Le paysage vert et bleu

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Quand je vous disais que les grandes structures de haies et surtout d’arbres qui restent en dehors des forêts sont celles qui accompagnent les voies de transport, routes et chemins de fer ! Voici l’alignement de peupliers de la route de Coussey à Domrémy, et tout au fond, la dernière ligne horizontale, la haie rectiligne de l’ancienne voie ferrée transformée en chemin.

Je suis toujours sur mon balcon de la côte de Meuse, mais j’ai quitté Lafauche pour le Bois-Chenu. Du coup, je vois aussi la Meuse et son affluent, le Vair. Enfin, je les devine ; car ce que je vois, ce sont les grandes lignes souples de leurs ripisylves (les « forêts de rives »), celle de la Meuse, au premier plan, et celle du Vair juste devant la haie du chemin de fer. Comme les alignements d’arbres et les haies des bords de voie, ces ripisylves constituent elles aussi d’importants corridors biologiques permettant aux espèces de se déplacer.

Voilà donc des éléments incontournables de la fameuse « Trame Verte et Bleue », verte comme l’herbe, les buissons, les arbres, bleue comme l’eau.  Une trame indispensable à la vie.