47 – Le paysage sans ombre

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Les archéologues ont la peau dure. Normal : on doit pouvoir les mettre au pied d’une pyramide en plein désert. Mais moi qui ne suis pas vraiment aguerrie, après la visite des fouilles de la rue du Ruisseau, j’ai cherché la fraîcheur. Et je l’ai cherchée à l’ombre d’un bac de géraniums. Il y avait longtemps que je voulais tenter l’expérience, dans nos villes et villages « fleuris ».

Autant dire que ça n’a pas vraiment été une réussite.

Tout n’est pas perdu. Vous y gagnerez quelques conseils d’ami pour la prochaine canicule : si Rémi et Camille s’ennuient à nouveau comme des rats morts et ne savent pas quoi faire (… ou plutôt, soyons francs, vous ne savez plus trop quoi faire de Rémi et de Camille…), confiez leur deux thermomètres – identiques – et une mission scientifique : Rémi mesurera la température toutes les heures à l’ombre du gros pommier, Camille ira tout aussi régulièrement la mesurer en plein soleil dans le jardin. Et vous comparerez.

Non seulement vous aurez peut-être éveillé chez vos petits chéris le goût des sciences qui les mènera à coup sûr jusqu’au Nobel, mais vous aurez aussi vérifié par vous-même ce que les scientifiques ont montré depuis longtemps : les arbres font la différence. Sérieusement.

Vous ne voulez pas mourir cramés par le réchauffement climatique ? Alors, plantez des arbres, pas des bacs !

Je peux vous proposer une autre expérience, plus délicate. Seulement si vous n’avez pas deux thermomètres identiques. Mais il vous faut alors deux vrais jumeaux (ou deux vraies jumelles, bien sûr…). Pendant toute une après-midi de bonne grosse canicule, vous placez l’un à l’ombre du pommier, et vous placez l’autre… Mon dieu ! Le soleil m’a vraiment tapé sur la tête ! Pardon ! Oubliez la fin de ce billet !