85 – Le paysage anticipé

Je ne suis pas une fana de populiculture. Du moins, c’est comme pour tout : si vous mettez des peupliers partout, bonjour la monotonie et l’ennui (déjà quand la mère vous sert le mardi les mêmes patates que le lundi, vous grognez, alors ….). Bonjour l’uniformité des milieux, et donc leur vulnérabilité et leur pauvreté. Et même si l’on ne met pas des peupliers partout, certains fonds de vallées ne méritent certainement pas qu’on les transforme en réserves de boîtes de calendos.

En passant en train quelque part dans la vallée de la Saône, j’ai vu une peupleraie qui avait été pensée de manière à ne pas bouleverser le paysage lors de la récolte : seule la partie intérieure du « champ », un hectare peut-être, avait été abattue, et de nouveaux arbres croissaient déjà. Tout autour, une large bande de peupliers adultes avait été maintenue. Lorsqu’il sera temps de les abattre à leur tour, les jeunes auront pris de l’ampleur.

Intervenir dans le paysage pour des nécessités économiques, ça s’est toujours fait. Mais on voit ici qu’on peut réfléchir, anticiper, et minimiser l’impact visuel que ces interventions auront sur le paysage.

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