58 – Les cimetières dans le paysage

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La place du cimetière dans le paysage a évolué selon les époques, les croyances et les préoccupations. A l’époque gallo-romaine, le dortoir des défunts est en dehors du monde des vivants – à Grand à l’extérieur de la voie circulaire du pomerium. Le christianisme, qui annonce la résurrection des morts avec le Christ, préfère les serrer autour des églises, en terre bénite, comme le spécifiera le concile de Toul en 971. C’est le cas à Avranville comme à Morionvilliers ou à Houéville. A partir du milieu du 18ème siècle, on s’inquiète des problèmes d’hygiène et de santé publique, que viennent exacerber les épidémies de choléra du 19ème siècle. On déplace alors les cimetières à nouveau à l’écart des habitations. Midrevaux, Autigny-la-Tour, Dolaincourt et d’autres en témoignent.

Les villes et les villages s’étendent. Les cimetières sont rattrapés par de nouvelles constructions. Mal pensées – ou plutôt non pensées -, ces évolutions mettent dans le même champ de vision des monuments en pierre de taille soignés et des constructions industrielles nécessaires. Nécessaires, mais pas nécessairement là. Juste là.

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